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Histoires familiales

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mercredi 1 mars 2017

La cerise sur le gâteau

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Tous les jours , sur Instagram, c'est le même manège : je vois des photos, je les regarde, je double -clique, j'aime cet espace que je sélectionne et qui m'impressionne, m'inspire . Et puis il y a ces photos sur lesquelles je m'attarde, qui me font sauter de blog en sites, en blog, en photos... mais qui surtout me prennent aux tripes.

Aujourd'hui encore, l'envie de caresser un gros ventre, de partager un profil rond, de choisir une tenue de grossesse. Et cette boule dans la gorge. Et je ne vous parle pas de ce reflet dans le miroir, de ce ventre gros, mais vide.

Et cette voix raisonnable (raison, que je demande à chaque nouvelle lune, moi qui me trouve si déraisonnable, alors que...) qui me dit que c'est bien comme ça, que les enfants sont grands maintenant, autonomes, que c'est "pratique"... et alors ?! Ce serait la cerise sur mon gâteau.%%

Je cherche le mode d'emploi ; la façon de faire taire une envie omniprésente, étouffante, si peu raisonnable. Est-ce si égoïste de ne pas se sentir complète ? Je sais qu'avec le temps l'envie finira bien par passer, et puis la machine finira rouillée, de toute façon... mais à quel prix...

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jeudi 10 novembre 2016

La solitude

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Je vous présente ma Lulu-Berlue !! ♥

Pour une fois, j'écris un jour où ça va bien, où ma tête est en accord avec mon cœur et mon sourire.

La solitude a longtemps été mon démon, mon pire cauchemar. Après m'être prouvée quelques mois à 19 ans, que je pouvais vivre seule, que j'étais capable de m'assumer, je n'ai plus eu l'occasion d'être seule.
Donc j'ai toujours été entourée, plus ou moins, avec un noyau fixe. Je ne suis donc pas à plaindre, j'ai été exaucée dans un sens.

Paradoxalement, lorsque l'on est en dépression (je n'aime pas dire "tomber"... je préfère tomber amoureuse que tomber en dépression...) on se sent seul. Inexorablement seul, persuadé que c'est réciproque. Entendez : envers le noyau fixe. On a beau faire le compte et avoir des démonstrations de présence, d'affection, d'amitié, d'amour... On EST seul. Seul face à la dépression.

Aujourd'hui, et ce depuis quelques temps, j'ai décidé de tirer le profit de cette situation. J'ai décidé d'oser être seule. De faire les choses que je n'envisageais pas seule avant. Donc maintenant, je vais me balader seule ; je vais au cinéma seule ; je suis même allée à un concert seule ! Et vous savez quoi ? J'y prends du PLAISIR !

Au début, j'ai souffert du manque de partage, de ne pouvoir échanger sur le moment vécu. Et petit à petit, je l'ai considéré comme un trésor, un secret, un genre de jardin secret, pour moi. Et j'ai l'impression que ces bulles de solitude que je m'octroie sont salvatrices, tout comme aller faire du vélo seule. Que je me reconstruis autour. J'aime l'idée de montrer à mes enfants qu'on peut être seul et heureux.

Et aujourd'hui, je suis bien. Heureuse d'y être parvenue.

(Même si le chemin est encore long, même si je sais que demain, je serai peut être incapable à nouveau de voir ma vie sous cet angle)

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vendredi 14 octobre 2016

J'irai dormir dans vos lits

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C'est ça la dépression.
La nuit tu n'arrives pas à dormir.. la journée tu es HS. On te donne de quoi t'endormir pour commencer.
Après tu expliques que de toute façon, tu dors tellement mal que t'endormir n'est pas un souci. Ce sont plutôt les multiples réveils dans la nuit qui sont responsables de tes cernes.
Alors on change la prescription. On passe au plus lourd, la dose mini pour commencer.
C'est mieux mais pas top... tu te traînes, tu bailles, aucune énergie.
Alors on augmente la posologie.
Et là, c'est pas mal : tu te rendors direct après les réveils, tu t'endors vite, et même ton heure de sieste quotidienne, tu n'en as plus besoin. Le moral est même au beau fixe.
Tellement bien, que tu décides d'arrêter... Tu n'aimes pas l'idée d'être carrément sous anti-psychotiques "juste" pour dormir. Alors bêtement, tu l'arrêtes, comme ça. Sans sevrage.
Au début ça va. Ça fait presque 7 mois que tu en prends, donc ton corps a des réserves. Et le cercle vicieux sournois se réinstalle... Mais le temps de s'en rendre compte...
C'est presque trop tard quand tu réalises. Tu sens le fond du bout de ton pied. Alors il faut tout reprendre.
Mais avant de retrouver le bien être...

Aujourd'hui, je suis de nouveau à 2 comprimés par soir... j'ai fait ma première bonne nuit cette nuit... tellement bien que je suis un zombie aujourd'hui. Alors j'ai déjà dormi 3/4 d'heures ce matin... et il ne me tarde qu'une chose : retourner me coucher. Je peux dormir n'importe où, dans n'importe quelle condition. Je pourrais dormir dans votre lit sans problème.

C'est ça la dépression : le sommeil. Ce petit cocon qui aide le temps à passer plus vite. Cet endroit où seul ton inconscient s'en donne à cœur joie. Ce refuge.

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lundi 19 septembre 2016

La trouille

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Source image

C'est demain...

Le grand saut pour moi, après 3 ans de négociations avec moi-même ; je me lance enfin : mon premier cours de danse modern-jazz !
J'ai hâte, ça c'est évident, mais je suis pétrifiée aussi.

Déjà parce que dire que je suis mal dans mon corps est un euphémisme, ensuite parce que j'intègre un petit groupe d'adultes qui se connaissent depuis un moment, donc ce tournant dans ma vie est réellement un challenge pour moi.
Ça fait plus d'une semaine que j'en ai mal au ventre. Je pense qu'il va falloir que je fasse preuve de toute l'indulgence dont je suis capable, envers moi. J'ai fait plus de 10 ans de danse classique, en commençant par du conservatoire. La discipline je la connais, et la rigueur aussi. J'ai peur que mon corps ai oublié tout ça. Qu'il ne suive plus. De part les kilos en trop, et le temps qui a passé... plus de 20 ans.

Je suis sûre que je vais être aussi heureuse que dégoutée de renouer avec cette discipline que je chérie tant.

On verra demain !

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mercredi 21 octobre 2015

Dire...

Dire que la clef était dans ce billet...
Dire que les vacances ont été reposantes et m'ont fait du bien est tellement loin de la réalité...
Dire que j'ai réattaqué reposée et sereine est tellement absurde...
Dire que ça a été aussi violent qu'une explosion... et une implosion... Simultanées.

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Je ne sais même pas si j'ai envie d'en parler... Depuis plus de 2 mois, je ne suis qu'un champ de ruine, et pour le moment, je me force. Aidée par la chimie savamment distillée, à essayer d'en faire quelque chose. L'envie n'y est pas vraiment.
De bulle de bonheur, il n'est plus question... Je cherche le chemin, je cherche des réponses, je cherche à réparer.
Aujourd'hui j'ai 6 ans, et j'essaye d'avoir envie d'avancer.

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mercredi 1 avril 2015

La boule de bonheur

Hier soir, avant de dormir, j'ai lu ça, un article qui m'a bouleversé, qui m'a fait pleurer et m'a fait prendre conscience que je vivais exactement ça : ma boule de bonheur a disparue.

Je ne suis pas malheureuse, mais je ne suis plus vraiment vraiment heureuse. Le truc qui dure. Le truc qui empêche que ta première pensée du matin soit "vivement mon quart de lexo"... A ça beaucoup de raisons. Il faudrait une sérieuse prise en main. Et j'avoue que j'aimerais ne pas avoir de décision à prendre, de choix à opérer. Que ça revienne à moi comme ça. Que l'Univers opère en ma faveur, qu'il advienne ce qu'il doit.

Mais que le bien. Les merdes, c'est bon, j'ai eu ma dose. Je sais que ça pourrait être pire, largement même. Mais mes épaules ne peuvent plus.

Je veux retrouver ma boule de bonheur. Je veux me réconcilier avec la petite Gaëlle, une petite voix me murmure que c'est la clef. Et le stage de danse de l'autre fois m'a conforté dans cette idée...

ballonsetoiles.jpg Source : Pinterest

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mardi 21 octobre 2014

Heureusement, il y avait la plage...

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J'ai poussé une grande inspiration en ravalant le torrent de larmes qui n'attendait que ça. J'ai pris sa main, parce que j'en avais besoin, en espérant qu'elle pensait que c'était pour elle. Lâche. Au bout de cet interminable couloir, la chambre 711, réanimation, St Nazaire. Maman.

Au milieu d'un lit plus petit que les machines qui l'entourent. Les cheveux hirsutes, un tuyau dans la bouche, un autre dans le nez, des perf', des bleus, des œdèmes, ses yeux.

Une émotion intense... Je n'ai jamais vu autant de choses passer dans un regard. Je n'avais peut être jamais pris le temps d'y faire vraiment attention. Je ne savais même pas encore que j'allais revoir ce même regard quelques heures plus tard. Mon Papouche... ♥

Le temps de la raconter un peu, ses filles, son chat. RTL... je crois que j'ai fini par trouver la station, la bonne. Et le soulagement dans ses yeux. Ses yeux... Plusieurs fois j'ai détourné le regard... Trop de choses, trop difficile à soutenir, trop de détresse. Et toutes ces choses qu'il faut deviner. Et sa maigreur.

"Le plus embêtant maintenant qu'elle est stable et en cours de régulation, c'est son état de dénutrition extrême" cette phrase ne m'avait pas assez préparée. Pendant plusieurs jours, quand je fermais les yeux, j'avais cette image qui venait automatiquement. Et ce respirateur. Quand on pense à la petite fille, puis l'ado et la femme "trop grosse" qu'elle a toujours été, qu'on envoyait faire des cures d'amaigrissement... Où est -elle passée ? Est ce que moi aussi je serai un jour beaucoup trop maigre ?...

Je suis revenue pleine de tourments, de questions, de remises en questions. Heureusement, il y avait la plage, les nuages, le vent, la bruine, les vagues. Et sa joie de vivre à elle, qui panse doucement les bleus. Elle ne doit même pas s'en douter. Samedi, le torrent sera là, mais maintenant, je sais. Avec un peu de chance, elle ne parlera plus qu'avec ses yeux. J'espère...

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mardi 14 octobre 2014

J'ai peur...

De la mort en général. On se connait peu elle et moi, et elle me charme autant qu'elle m'effraie.
J'ai peur de la croiser demain. J'ai peur des odeurs, des visions, des grosses machines pour respirer, des perfusions.
J'ai peur de sentir sa détresse. De ne savoir quoi faire, quoi dire...
J'ai peur de ne pas être à la hauteur.
Mais j'ai besoin d'aller la voir. Je veux qu'elle sache que malgré TOUT, je suis là et je m'inquiète. Que oui, je peux venir parce qu'elle en a besoin. Parce que jamais je n'ai plus voulu d'elle.
Pas la mort, de ma Maman, elles sont toutes proches là. J'espère juste que ce n'est pas son heure. On verra demain... En attendant, j'ai peur...

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jeudi 28 août 2014

Rentrée...

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On y est, le compteur n'a jamais été aussi petit, les poussins jamais aussi énervés, et moi jamais autant blasée.

Rentrée J - 5. Ils sont heureux, ils ont hâte, ils sont ex-ci-tés ! Et je pense que ce mot est un même un euphémisme.

Moi, je n'aime pas la rentrée. Ça veut dire un an de plus. Ça veut dire remettre un réveil. Cette année ça veut dire reprendre comme il faut le boulot. Ça veut dire que l'été est fini (le quoi ?!) alors qu'on n'en pas eu, ou presque. Ça veut dire retrouver un rythme. Ça veut dire reprendre des habitudes. Ça veut dire revoir certaines personnes. Ça veut dire reprendre le sport (mais ça c'est chouette, sauf la course et les kms qui vont avec). Ça veut dire se remettre au devoir, l'accompagnement, la rigueur qui va avec.

Cet été j'ai lu un texte qui disait que depuis le mois de juillet, nous accueillons des énergies féminines Eau, que des flots de larmes découleront du travail de purification qu'elles induiront sur nous. C'est rigolo, je crois que je n'ai rarement autant pleuré que cet été. Pleuré de fatigue, de déception, de douleur, de tristesse. Et j'ai tourné des pages, me suis fait des raisons, accepté des situations en serrant les dents, tenté d'assumer mes choix, espéré que les choses soient autres à mon réveil... Mais je ne sais pas si ça change grand chose dans le fond...

J'espère que cette rentrée, qui peut aussi être synonyme de renouveau, de recommencement , de nouveau départ, va être plus positive que ce que j'envisage. Que cette manie que j'ai de tout voir en noir va s'estomper ; que les gens qui sont là, autour, le sont pour de bonnes raisons ; que je vais y voir plus clair. Que cette nouvelle année sera plus sereine.

J'ai quand même eu une occasion de sourire de soulagement hier... Après des mois sans oser monter sur une balance, je sais que je vais attaquer cette nouvelle année pas plus grosse que la précédente, et c'est assez rare pour être souligné !

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dimanche 30 mars 2014

Mon petit roseau...

8 ans que mon petit roseau pousse...

Et plutôt bien, plutôt droit, plutôt beau... Mais je ne suis sûrement pas objective !

Quelque soit le sens du vent, elle grandit, avec son caractère, mais toujours cette infinie douceur qui la caractérise... Elle aime et veut faire rire les gens. Elle est toujours aussi discrète, et pourtant, toujours là quand il le faut. Elle admire, elle observe, elle juge aussi parfois, mais j'aime son regard sur le monde ; et sur moi son heureuse maman...

8 ans d'amour ma Bichette, ma fée qui devient grande... ♥

Bel anniversaire...

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Je t'aime...

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