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mercredi 1 mars 2017

La cerise sur le gâteau

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Tous les jours , sur Instagram, c'est le même manège : je vois des photos, je les regarde, je double -clique, j'aime cet espace que je sélectionne et qui m'impressionne, m'inspire . Et puis il y a ces photos sur lesquelles je m'attarde, qui me font sauter de blog en sites, en blog, en photos... mais qui surtout me prennent aux tripes.

Aujourd'hui encore, l'envie de caresser un gros ventre, de partager un profil rond, de choisir une tenue de grossesse. Et cette boule dans la gorge. Et je ne vous parle pas de ce reflet dans le miroir, de ce ventre gros, mais vide.

Et cette voix raisonnable (raison, que je demande à chaque nouvelle lune, moi qui me trouve si déraisonnable, alors que...) qui me dit que c'est bien comme ça, que les enfants sont grands maintenant, autonomes, que c'est "pratique"... et alors ?! Ce serait la cerise sur mon gâteau.

Je cherche le mode d'emploi ; la façon de faire taire une envie omniprésente, étouffante, si peu raisonnable. Est-ce si égoïste de ne pas se sentir complète ? Je sais qu'avec le temps l'envie finira bien par passer, et puis la machine finira rouillée, de toute façon... mais à quel prix...

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vendredi 22 février 2013

Bilan à quasi 4 mois

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Je n'ai aucun mal à réaliser que ça va faire 4 mois que je suis au régime. Je pense que je suis arrivée au point de saturation, au burn-out régimesque...

Je pense que quand on a la gerbe rien que de pense à du blanc de poulet et de carrément vomir en pensant à celui de dinde, on est en droit de penser qu'on en a marre, non ?!

A quelques heures de mon RdV nutritionniste, je suis d'une humeur mitigée. Je sais qu'elle va me dire qu'on passe en stabilisation, j'avais déjà repoussé de 3 semaines et donc même si c'est mon souhait aujourd'hui, je reste focalisée sur ce chiffre que je n'ai pas atteint et que je n'atteindrai probablement jamais...

Il y a 4 mois, je faisais du 44... maintenant, pour peu d'accepter d'être bien moulée, je rentre dans du 40, et sans rentrer le ventre ! Même si je n'ai perdu que 5kgs, le bilan est donc carrément positif : je suis mieux dans ma peau, j'ai perdu d'endroits où je n'avais jamais perdu, retrouvé mon tour de poitrine d'il y a 1o ans ! Mais je crois qu'il faut que j'arrête de penser que je peux retrouver le même poids, la même silhouette d'avant 3 grossesses.

Au niveau compulsions, crises de boulimie, c'est carrément mieux aussi. Je ne peux pas trop comparer, j'ai été bien occupée ces 3 dernières semaines, mais je n'en n'ai pas eu une seule... Je n'irais pas jusqu'à dire que j'appréhende les vacances, mais je sais que ça va être plus compliqué. Toujours est-il que je n'ai pas eu à lutter contre ça récemment, et ça, ça fait du bien !

Clairement, il faut que je lâche sur ce chiffre, même si j'aurais bien aimé avoir 2 kgs de battement pour attaquer la stabilisation. Mais bon, c'est comme ça !

J'espère être aussi positive à midi en sortant du RdV !

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vendredi 11 janvier 2013

Tu te souviens ?

grosbidoufelynn.jpg Photo perso, non libre de droits ; Elynn inside !

Je me suis rendue-compte récemment que j'aimais partager certains souvenirs ici avec vous. Que j'aimais tout simplement souvent me souvenir. A beaucoup de moments de la journée, mon esprit vagabonde et je me retrouve à sourire bêtement, voire carrément rire à la simple évocation de scènes, de moments de ma vie...!

Je ne suis pas nostalgique, je suis consciente de fabriquer chaque jour de nouveaux beaux souvenirs, mais j'aime me rappeler de tout, ou presque, me remémorer ces instants qui ont fait celle que je suis. Même si par la force des choses, les gens concernés me manquent souvent...

Balade... Et c'est ultra perso, je pense que ça n'intéressera que moi !

Tu te souviens Marlène, de Maman et Bébé-Lune ? Les lettres que nous nous écrivions, les petits mots en cours ?...

Tu te souviens Marie-Luz des gâteaux apéros, des heures de marches entre Elysée 1 et 2, de Ludo-Casino, de tout ce temps passé ensemble, des cahiers de lettres pendant les vacances ?...

Tu te souviens Nao des soirées au gymnase chez Marie-Diane, les Worlds Apart, Gwen Stefani, les fous-rires en cours, les pauses déj' allongées sur l'herbes, le coin fumeur, Parly II ?...

Tu te souviens Maï des puces rebondissantes que je te collais dans le dos pour te faire des suçons quand on prenait notre bain ensemble, petites ; des jeux avec mes pieds ; les soirées Trilogies dans ma chambre ou chez moi le samedi soir ?...

Tu te souviens Isaure des promenades à Elysée 2 quand tu étais petite ; puis après le déménagement, à la Prairie des Filtres, quand tu appelais Nicolas Stéphane ?!...

Tu te souviens Marion de ce jour où tu as récupéré ce bébé chat qui est devenu notre Grosse il y a maintenant presque 12 ans ?

Tu te souviens Sophie des chansons ? Mes souvenirs sont surtout musicaux avec toi, et inracontables ici quand ils ne parlent pas de musique...!! On a souvent l'occasion d'en parler, alors je sais que tu te souviens, mais salope de cappuccino quand même !

Tu te souviens Jeanne du jour où je t'ai envoyé un mms d'un bâtonnet pour voir si tu y voyais la même chose que moi ?!

Les Magics-copines, les heures sur le forum, les angoisses, les doutes, mais aussi les joies partagées... Les annoncent de +++, les naissances... Cela fait plus de 8 ans que j'en connais certaines en virtuel, pas tellement moins en réel. Des flots de souvenirs, avec certaines qui sont devenues de réelles amies, une période tellement riche, malgré les mauvais moments !

L'uppercut de la naissance d'Ewann ; la douceur et l'évidence de celle d'Elynn ; la (re)découverte de celle de Maëlenn... ♡ ♡ ♡

Sans compter les souvenirs de vacances, de famille, avant et depuis le Mollusque, des gens qui sont toujours là, de ceux dont je n'ai plus de nouvelles mais à qui je pense quand même, et de tous ces souvenirs qui sont mon jardin secret, qu'on ne peut écrire là... Mais qui me font souvent sourire comme une idiote !

(¯`*•.¸,¤°´♡`°¤,¸.•*´¯)

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jeudi 22 novembre 2012

Révélation

grow.jpg Photo trouvée .

Il y a des choses que l'on sait, qui sont acquises, dont on ne se préoccupe plus.

Et puis un jour, on dit quelque chose, ou on l'écrit, et cette chose fait tout à coup sens. Prend une autre dimension.

Je crois que je n'avais jusqu'à présent, jamais réalisé que moi, la petite Bouboulette de 6 ans, maintenant je suis l'heureuse Maman de 3 enfants... Nan mais 3 enfants quoi !!

3 petits cadeaux que j'ai fait pousser amoureusement au plus profond de moi ; que j'ai mis au monde, non sans douleur, qu'elle soit physique ou pas ; que j'arrose quotidiennement d'Amour, de bisous, de gentilles paroles, de compliments, de redressements quand il le faut... 3 pousses que j'entretiens, pour qu'elles aient presque toutes les clefs en main pour plus tard, quand elles seront épanouies, juste à la bonne taille pour affronter la Vie, la vraie, celle qui est moche, mais qu'il appartient à tous de rendre plus jolie.

Je dois avoir l'air complètement débile à raconter ça, mais sans mentir, je crois que jusqu'à présent je n'avais pas réalisé. Je suis une jardinière qui finalement a la main verte et qui regarde pousser son jardin au gré des saisons, des tempêtes, des inondations et des jours de soleil... Et ben ma foi, j'ai réalisé mon rêve, et en plus, sans me vanter, je crois que je suis douée pour ça...!

★. . ☾ ° ☆. * ● * .☆ ° ☾ . .★

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jeudi 11 octobre 2012

Le sevrage, un an après.

tt-1.jpg Photo perso ; non-libre de droit.

Ça doit faire un an, à quelques jours près. Un an que j'ai fini par sevrer ma dernière, après avoir espéré pendant des semaines qu'elle soit comme sa sœur et décide d'elle même d'arrêter...

Comme elle ne semblait pas prendre ce chemin là, j'ai décidé pour elle. Je n'en pouvais de toute façon plus, je me sentais esclave de cette mini-moi qui prenait ma poitrine pour un self, s'octroyant le droit de se servir sans demander, quand bon lui semblait, à la maison comme en extérieur... Bref ! C'était devenu insupportable pour moi ; et de prendre cette décision aussi.

Un an après, j'ai l'impression que le fait de m'être sentie obligée m'a dégoutée de l'allaitement... Si aujourd'hui j'apprenais attendre un nouveau bébé, je ne sais même pas si j'aurais envie de l'allaiter. Autant je pense que je m'en veux encore de lui avoir imposé le sevrage, autant, je ressens encore aujourd'hui le soulagement de l'avoir fait. Et ça me semble dingue d'en être arrivée là.

Elle en parle souvent, elle ne se souvient plus qu'elle y buvait, elle parle d'y manger, ce qui au fond revient au même. Elle caresse encore ma poitrine avec douceur, délicatesse et, j'y vois moi, une pointe de nostalgie. Je l'ai laissé réessayer il y a quelques mois, qu'elle voit que 'ça ne marche plus' même si, ce qu'elle ne sait pas, c'est que j'ai encore tout à fait régulièrement des montées de lait (merci les allaitements longs qui font de toi des laitières à vie !) plus ou moins douloureuses ; et qu'il m'arrive souvent de me retrouver avec un sein bien plus gros que l'autre...! Tout ça pour dire qu'elle s'en souvient, de notre histoire d'allaitement ; et moi aussi.

Et j'espère que mon dégoût passera... Mais je pense que oui. Le pneumo-allerguologue que nous avons vu cette semaine pour elle, m'a félicité de cet allaitement long... Oui, j'avoue, j'étais toute fière, même si, comme à chaque fois, je me suis sentie obligée de préciser que j'en avais eu ras-le-bol à la fin, qu'il était temps "que ça s'arrête" !

tt-2.jpg 3 ans - quelques jours ! Photo perso ; non-libre de droit.

Rédiger cet article, m'a fait me rendre compte qu'a priori, je n'ai même pas parlé de ce sevrage ici, c'est rigolo, j'étais sûre de l'avoir fait... Comme quoi ! Voilà donc pour le point un an après... Et pour m'amuser, j'ai calculé, dans ma vie : j'ai passé 27 mois enceinte et j'ai allaité pas tout à fait 41 mois, 3 bébés...! Et l'histoire ne dit pas si j'aurais la chance de revivre l'une ou ces expériences à nouveau...!

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vendredi 21 septembre 2012

D'une facette de l'amour maternel...

Pendant longtemps, jusque vendredi dernier en fait, je pensais que je n'étais pas une bonne maman. Pour énormément de raisons, mais les plus fondées restaient : ma dépression après la naissance du Poussin, qui je pense a cassé quelque chose en lui ; cette envie irrépressible de recommencer vite et mieux en lui collant une petite sœur dans les basques quand il a eu 14 mois ; mon impatience ; ma propension à hurler très vite, très fort ; mais surtout, depuis la naissance de la Minuscule, ce sentiment de ne pas les aimer de la même manière.

Je ne parle pas d'intensité, qu'on soit bien clair, je les aime autant, chacun pour ce qu'ils sont. Je parle manière. Nous parlions cauchemars, interprétation des rêves avec ma sœur l'autre soir, et un qui revient souvent chez moi est d'avoir un laps de temps trop court pour sauver mes 3 enfants d'une catastrophe, et donc devoir choisir... Impossible !

Jusqu'à présent, je culpabilisais d'avoir un attachement spécial à ma dernière. Et puis je me suis retrouvée à un mariage vendredi dernier, à raconter ma vie à des gens que je ne connaissais pas (je crois même que j'étais celle dans la pièce qui avait le plus d'enfants !) et donc, à raconter comment nous avons failli perdre notre fille. Parce qu'en fait, sur le coup, et ça se compte en mois, je n'ai pas réalisé...

Maintenant, avec le recul, oui... Et je crois que c'est ça qui se joue là. Bien sûr que nos rapports avec elle sont différents ! Il ne peut pas en être autrement. Et je n'entends pas par là qu'ils sont mieux ou plus forts, ils sont différents, et d'avoir ravivé ces souvenirs (j'arrive maintenant à en parler sans pleurer) j'ai réalisé que je n'étais certes pas parfaite en tant que maman, mais que je n'avais pas à m'en vouloir de ce lien spécial avec elle.

Loin de moi l'idée de la marginaliser, et surtout pas de son frère et sa sœur, mais je ne peux pas non plus faire comme s'il ne s'était rien passé, comme si elle n'en gardait pas des séquelles, comme si elle n'était pas plus fragile.

amourmaternel.jpg Photo perso, non libre de droits, qualité merdique voulue, prise en août 2o12.

Tout ça pour dire que je suis heureuse d'avoir fait ce chemin là, je me sens plus sereine vis à vis d'eux. Je m'essaie toujours à l’exercice confié par une amie : quand tu dis à un de tes enfants que tu l'aimes, explique-lui pourquoi, avec des exemples, qui sont spécifiques à lui ; parce qu'il est différent des autres et que c'est pour ça que tu l'aimes. Pas toujours facile, d'autant que je n'ai jamais trouvé que l'amour maternel était inné... Mais c'est un autre sujet...!

Sur ce, bon vendredi à tous !

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mardi 17 avril 2012

Une histoire de prénoms

♫ ♪ Say my name, say my name... ♪ ♫ Ne me remerciez pas si je vous ai mis la chanson dans la tête ! ^^

Savez-vous pourquoi portez ce prénom et pas un autre ?! J'ai toujours trouvé ça rigolo (le plus souvent) d'écouter ce genre d'anecdotes !

Pour la petite histoire, au départ, je devais m'appeler Roxane, mais en 198o, Papa a très vite pensé qu'on me chanterait tout le temps la chanson (pourtant sympa) de Police... Donc bye bye Roxane ! Puis est venu Gwenaëlle en prononçant {gué} s'il vous plaît, pas le {wé}, pour les bretons que nous sommes, ça sonnait bien... Mais encore une fois, Papa ne le prononçait pas comme Maman voulait, donc ça c'est fini en Gaëlle, un autre prénom breton, bien sympa malgré tout !

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Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mes parents choisissant les prénoms de mes sœurs, si ce n'est pour les dernières, surtout l'avant, qui avec son Maïlys, faisait grincer des dents ! Qu'est ce que les gens peuvent se permettre comme critiques lorsque l'on parle de prénom... Je le savais déjà (donc) mais je l'ai réappris à mes dépends lors de ma première grossesse ! Qu'on ne se demande pas pourquoi j'ai systématiquement gardé le secret après !

Ensuite ma dernière sœur, j'avais le choix (en tant que marraine !) entre Olivia et Isaure... Vu nos prénoms à toutes, le choix était vite fait, et Isaure a finalement fait grincer des dents Maman qui n'en pouvait plus d'entendre les autres prononcer Ether... Rien à voir avec la choucroute !!

Pour ma part, je n'ai pas non plus spécialement de souvenirs d'avoir fait des listes de prénoms petite, comme l'on pût faire mes sœurs, et heureusement finalement, vu comme il devient cornélien d'accorder ses violons une fois le moment venu, au sein du couple...

Ewann (Yves, fêtes le 3 mai) devait s'appeler ERwann, mais avec son nom de famille, beaucoup trop de R, c'est tout naturellement que nous l'avons enlevé, et de suite, ce prénom est devenu tout doux ! Son prénom de petite fille aurait été Lisenn ! Et de là le fil était trouvé : une consonance celte ou bretonne et deux N à la fin !

Pour Elynn, (Hélène, fête le 18 août) la pauvre n'avait toujours pas de prénom à 8 mois, et comme j'étais en menace d'accouchement prématuré, cela devenait compliqué, et urgent de lui en trouver un ! Une nuit, j'ai rêvé d'une petite Elynn (je ne connaissais même pas ce prénom !) et je me suis levée pour l'écrire... J'ai bien fait, j'avais complètement oublié ce rêve à mon réveil le lendemain, mais son prénom était trouvé. Je crois que si elle avait été un garçon, elle se serait prénommé Yann, comme mon Papa.

Pour Maëlenn, (Maëlle, fête le 24 mai) ce fut encore différent... Nous ne savions pas son sexe avant sa naissance, il nous a donc fallu lui choisir 2 prénoms. Autant j'étais sûre de moi pour un prénom de garçon, autant je n'ai jamais réellement eu de coup de cœur pour un prénom féminin... Mais son Papa oui ! Je garde pour moi l'idée du prénom de garçon, on ne sait jamais, j'ai déjà le prochain fille !! ^^

Et du coup, pour Maëlenn, je me suis mise à chercher les significations de prénoms... C'est comme ça que j'avais adoré le prénom Serenn, mais beaucoup moins sa "définition"... donc aux oubliettes ! Je ne sais pas finalement, si ces "prédictions" sont fiables, si par un prénom on colle réellement à un schéma... De même, est ce que beaucoup de gens y font attention ?... Je creuserai une autre fois... J'avais dit que je ne ferais pas une tartine...

Juste pour finir, une citation que j'ai bien aimé : "Philippe Besnard met le doigt sur l’originalité du prénom et l’intérêt spécifique de son étude : « Le prénom est le bien de mode par excellence (…) (C’est) un bien gratuit dont la consommation est obligatoire (…) Voilà ce qui démarque le choix des prénoms de tout autre acte de consommation et en fait le terrain de manœuvre privilégié du phénomène de mode dans ce qu’il a de purement social »" et pour aller plus loin : cliquer ici.

♪♫•*¨*•.¸¸¤¸¸.•*¨*•♫♪

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lundi 5 mars 2012

Etre Maman, de plusieurs enfants...

... j'ai du mal à considérer qu'à 3 enfants, nous sommes une famille nombreuse. D'ailleurs, ça veut dire quoi famille nombreuse ? Plusieurs familles dans la même ?! Pour moi, la famille nombreuse commence à au moins 5 enfants, certainement un vestige de mon enfance, encore une fois ! Et encore, je n'avais pas le sentiment que nous étions si nombreux que cela... Pour moi, petite, à partir de 7 enfants, on jouait dans une autre catégorie ! (faudrait que je vous raconte nos tribulations sur les mini-bus avec les Poussins !)

Donc je ne nous estime pas famille nombreuse, c'est dit ! D'ailleurs, nous n'en avons pas la carte, mais ça, c'est une bêtise !

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Dans quel état d'esprit suis-je passé maman d'un poussin à maman de deux ? Eh bien, très rapidement, comme déjà-dit, très simplement, très naturellement ! A part éventuellement la fatigue, Elynn est arrivée dans notre nid alors que Ewann ne faisait pas ses nuits, marchait à peine, portait des couches et ne mangeait pas seul ! Exclusivement allaitée pendant plus de 7 mois, c'était un bébé facile qui s'adaptait sans souci ! A part le fait de n'avoir fait ses nuits qu'à plus de 18 mois, tout a été simple, enfin, dans mes souvenirs du moins !

Parce que la Maman a cette faculté étonnante de pouvoir faire abstraction des mauvais souvenirs, et de ne garder que les bons, ou plutôt, que ceux qui l'arrangent ! Et c'est comme ça qu'une primipare peut passer au statut de maman de plusieurs enfants sans trop de heurts ! Elle ne se souvient pas !

Loin de moi l'idée de prendre la Maman pour une courgette, ne vous inquiétez pas ! Je vois cette faculté avec beaucoup de sympathie, et je suis contente d'en être dotée ! C'est pour cette raison que j'ai trouvé le passage de 2 à 3 bien plus compliqué, fatiguant ! Déjà parce que l'écart d'âge étant plus important ( 14 mois pour les premiers ; 2 ans et 8 mois pour les secondes) les enfants étaient quasi autonomes (dans le respect de leurs âges, hin ?!) il a donc fallu se remettre aux couches, au tétées nocturnes, aux nuits pourries, aux angoisses du soir... Et jusque récemment, nous goutions toujours à ces joies ! Ensuite parce que d'un coup, le nombre d'enfants dépasse celui des parents ; parce qu'on a que 2 bras, 2 cuisses...

Et là, même si j'ai très envie d'un autre enfant, deux sentiments m'écartèlent : celui de vouloir en avoir un 4ème dès maintenant, pour que l'écart ne soit pas trop important ; et en même temps, envie de profiter des nuits correctes et d'un bébé qui grandit... avec cette petite voix qui me chuchote que plus le temps passe, moins je vais avoir envie de m'y remettre...

Bref ! Je crois que dans la mesure où ce projet de famille multipare était ancré en moi, en nous, le passage d'un enfant à plusieurs s'est fait naturellement. Bien sûr, tout est question d'organisation, j'ai la chance de ne pas travailler et de pouvoir rester à la maison, ce qui simplifie grandement la tâche ; mais dans l'ensemble, je trouve que ça roule. Et voilà, un 4ème ne m'effraie pas, je crois que lorsque le cap de l'enfant unique est franchi, tout devient adaptation, et plus on lâche aux niveaux contraintes, plus on se rend-compte que les choses s'organisent plutôt bien d'elles-mêmes !

♥ ♥ ♥

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vendredi 24 février 2012

Etre Maman...

Suite à ce billet de Libelul (clic) et aussi à un commentaire de ma sœur, j'ai envie de vous parler de ma maternité.

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Comme je l'ai dit, je ne me sens pas encore tout à fait femme, et suite à mon billet, j'ai pointé plusieurs choses du doigts... La première étant que c'est définitivement la connotation négative de ce mot qui ne me convient pas : je trouve que ça fait vieille, mûre et non, je ne trouve pas que cela m'aille ! Ensuite, effectivement, femme et mère/maman, cela est complètement différent pour moi !

Je suis devenue mère, voire j'ai toujours été mère, dans mon cœur tout du moins ; mais pas encore femme, et la maternité, pour moi, ne passe pas par le fait de devenir femme. Dans le même sens, devenir mère ne m'a pas fait devenir femme...

Femme, dans le sens strict du terme, je le suis déjà depuis que j'ai commencé à avoir de la poitrine (bien trop tôt...), quand j'ai eu mes règles, bref, tout ces critères de société qui font qu'une jeune fille devient une femme... C'est comme un parcours, il y a des étapes, que l'on franchit ou non, avec ou sans encombres... Mais c'est aussi un sentiment, un ressenti, et j'ai beau être une Madame sur le papier, je n'en suis pas moins encore une gamine quand je le veux !

Maman, je le suis dans mon cœur, depuis bien avant d'avoir eu envie d'avoir des enfants... J'y ai beaucoup pensé ces derniers temps, et je crois que je me suis toujours sentie mère du fait de mes petites sœurs... La place d'aînée, certainement (ça mériterait un billet, ça tiens !) mais pour être honnête, j'ai toujours cru et voulu être là pour elles, et je ne tiens pas à ce que cela change. Quelque part, je me suis souvent sentie comme une seconde maman pour elles, avec les bons et les mauvais côtés, d'ailleurs ! Et puis je l'ai très vite été dans mon corps, avec ce besoin qui vous bouffe de l'intérieur...

Alors, oui, je crois qu'un jour je deviendrais une femme, mais je crois que j'ai toujours été une maman en puissance tellement j'ai la sensation d'être née pour ça... Bien sûr la naissance du Poussin a été un cataclysme, et j'ai eu tellement de mal... Avec le recul, c'est juste parce que j'avais peur... Je pensais que je devais être parfaite, et obéir à tout le monde, à la seconde où j'ai décidé que je devais suivre mon instinct de Maman, les choses ont coulées de source ! Et ça se vérifie avec le nombre d'enfant... Tout a été tellement plus simple avec la Bernique ! L'expérience, la sagesse aussi, l'écoute de soi... autant de chose qui étaient en moi, et que j'ai appris à écouter.

Tout ça pour dire que j'avance, sur le chemin de la féminité dirons-nous, j'en suis convaincue ; et cela se vérifie dans tous les domaines ! Il faudra maintenant que je vous parle du passage de maman d'un enfant, à maman de plusieurs enfants ;-)


*** ♥ ***

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mardi 10 mai 2011

Du désir d'enfant...


Loin de moi l'envie de choquer, ou pire, de faire mal à quelqu'un/e aux travers des mots qui vont suivre, mais pourtant, je sais que malgré moi, j'en ferais...

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Je lis beaucoup sur la maternité, énormément sur le désir d'enfant, j'en avais même fait le sujet de mon mémoire de maîtrise, bref, certainement au delà du fait d'être mère au foyer, l'enfant est bien souvent au centre de ma vie. Et lors de mes lectures (magasines, livres, blogs, forums...) je me rend compte que le désir d'enfant est très présent dans notre société, parce qu'il est malheureusement souvent difficile d'enfanter, que devenir parent ne semble plus être si évident qu'avant.. Bref, on parle du désir d'enfant, pour ces couples qui ont du mal à concevoir un enfant (encore une fois, j'essaie de bien choisir mes mots, pardonnez ma maladresse..) et peu des femmes qui ont un ou plusieurs enfants et qui ont ce désir encore si présent, quotidiennement, parfois maladivement... Et dont je fais partie...

Pour ma part, je me sens mère depuis toute petite, jouant avec des foulards "au gros ventre" et n'avait qu'une envie pour plus tard : être maman ! J'ai des photos de cette période ado, je me souviens de mon ressenti, quand je m'endormais en caressant ce faux ventre, imaginant ce qu'un bébé bougeant dedans devait procurer comme sensation...

Et puis j'ai grandi, je suis tombée amoureuse, puis enceinte, et puis plus... Un acte manqué, un accident de parcours. Et très vite, à nouveau enceinte, pour de bon. Et là : c'était autant l’extase que l'angoisse ! Mais j'étais enceinte, mon ventre s'arrondissait, j'étais bien dans ma peau, je me trouvais belle, épanouie, je pense que je devais rayonner !

Janvier 2oo5 : la naissance de mon premier enfant a été un choc, très négatif, une épreuve très difficile. Pas mon accouchement, mais sa venue au monde... 6 mois au moins de dépression, seule au fond du trou avec cet être dont j'avais la responsabilité, mais dont je ne voulais pas, personne ne m'avait appris à être maman... J'en paye encore les pots cassés, même si je fais tout pour avoir une relation solide avec mon petit garçon.

Dès que des mots ont été posés sur mes maux, le désir d'enfant est revenu à la charge, plus fort que jamais, et si vous faite le calcul, le Poussin n'avait pas 6 mois... J'avais certainement envie de réparer cet "accident de parcours" dans ma vie de maman... Margoul' est née alors que le Poussin n'avait que 14 mois (mars 2oo6)... Et là encore, ma grossesse, malgré la menace d'accouchement prématurée a été une période divine !

Ensuite, j'ai quand même un peu accusé le coup de ces deux poussins rapprochés ! Mais bon, même si physiquement ça allait, un 3ème bébé a très vite été dans mon cœur, puis ma tête, puis mon ventre... Parce qu'il faut savoir que les tarées comme moi, quand elles ont cette idée en tête, elles sentent carrément "un bébé" bouger, les ptits coups mignons, discrets des premiers mois (j'ai vérifié, ouf ! je ne suis pas la seule !) Et bébé 3 sera dans mon bidon réellement en février 2oo9, encore une fois, une grossesse pendant laquelle je ne me suis jamais sentie aussi belle, aussi bien dans mon corps.

Nénette a 18 mois, ne fait pas ses nuits, est encore allaitée, est capricieuse, câline, chiante mais attendrissante, et depuis quelques mois, je traîne comme un boulet une mauvaise humeur, hormonale, certes, liée à plein de raisons, mais l'une d'elle est que j'ai déjà, encore envie d'un autre enfant... Les mauvaises langues diront que j'aime être enceinte (c'est vrai) et basta (c'est faux) que seuls les tout petits m'intéressent... Je n'ai rien envie de répondre, je sais que le débat ne se situe pas là.

Enfin bref, j'ai beaucoup de mal à décrire tout ça, et pourtant, j'y pense depuis des mois... Je sais que je ne devrais rien dire, (me plaindre n'est pas le bon mot), j'ai déjà 3 beaux enfants qui me comblent, mais je pense, j'espère avoir le droit de parler de la souffrance que je ressens intrinsèquement de ne pouvoir assouvir ce désir d'enfant maintenant. Je sais que ma prochaine grossesse sera la dernière, elle ne sera déjà pas raisonnable, mais c'est aussi un autre débat, alors je veux en profiter à fond... Mais je ne peux m’empêcher de regarder une femme enceinte avec envie, de jalouser des annonces de grossesses, voire de mal les vivre... C'est presque maladif, et j'avoue que ça me fait peur. J'avais lu un article là dessus, écrit par un mari dont la femme avait les mêmes "symptômes" que moi, il se demandait si ce désir aurait une fin chez sa femme... Je me pose la même question pour moi, et j'en ai le vertige...

Encore une fois, toutes mes excuses si j'ai blessé quelqu'un, je ne minimise en aucun cas le désir d'enfant primipare, qui n'est même pas comparable...

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